Végétarien, sois irréprochable sinon rien

Cette semaine encore, je suis tombée sur des crêpages de chignons sur Twitter, Facebook et compagnie sur le débat sans fin qui me fait houspiller, hurler, trépigner… le végétarisme (et plus généralement la défense de la cause animale) ! J’en parlais dans un précédent article : petite végétarienne lobotomisée, j’avais le sentiment que ce choix alimentaire était forcément le résultat des lobbyings écolo et compagnie. C’est ce qu’on me balançait. Et ça commençait déjà à me taper sur le système.

Et puis, ces dernières semaines encore, je tombe sur des questions rhétoriques foireuses, du style : les végétariennes ont-elles compris que des vaches ont été tuées pour leurs sacs en cuir, leurs UGG et compagnie ? J’annonce : on ne mettra jamais tout le monde d’accord. L’enjeu de l’hypocrisie du « je ne mange pas de viande parce que je suis contre la souffrance animale » versus « je m’achète du cuir où là les bêtes ont bien été tuées aussi »

Être végétarien(ne) c’est être irréprochable au quotidien, sinon rien, petit(e) hypocrite.
Pas d’entre deux, pas de nuance. C’est tout ou rien, je te le redis.
Comment peux-tu prétendre défendre la cause animale (son abattage, ses souffrances) dans seulement une partie de ta consommation (régime alimentaire) et non en sa totalité (sacs, fringues, chaussures…) ?

Et la question posée comme ça est 100% légitime.
Au fond de moi, une petite voix me dit que je pense bel et bien la même chose. Le veggie-vegan comme effet de mode, ça va un moment, hein. Pas mal de nanas ont d’ailleurs sûrement trouvé le créneau topissime pour être dans le ton sauf que sans le fond, c’est vain et bien critiquable (même si ça a son utilité).

Ceci dit, je suis végétarienne, et j’ai des sacs en cuir. Misère ! Ce n’est pas pour suivre la tendance… ça fait déjà bien longtemps. J’en parlais d’ailleurs ici aussi. Inutile de revenir sur ce qui a été dit mais je crois qu’il y a tout de même des nuances à apporter sur tout ça, que les non-végétariens devraient être capables de trouver par eux-mêmes.

Je suis végétarienne, par convictions et par goût, mais ça regroupe plein de choses.
Alors oui, je vais être honnête : ma sensiblerie fait que je n’aime pas l’idée d’une fin de vie pour les gentilles vaches, les jolis lapins, etc. Et plus encore quand cette vie prend fin dans la souffrance, la cruauté et l’irrespect. Ce qui, j’en conviens est tout aussi le cas pour les industries de l’agroalimentaire et de la mode. OK.
Ce n’est pas l’unique raison, il y en a d’autres : le dégoût (l’image du cadavre de bestiole, le sang, les muscles, tout ça), la consommation responsable (appauvrissement des terres par l’élevage intensif), la santé (bonjour la vache folle, le poulet à la dioxine, les porcs aux hormones).

Et quand je vois les réactions qui se multiplient ici et là, j’ai un seul sentiment : alors OK, parce que je me permets de te donner ces raisons-là, je devrais être absolument irréprochable dans ma consommation au quotidien et à chaque minute de ma vie. Tu me parles de consommation responsable ? Tu tries bien tes poubelles ? Oui. Tu n’utilises que du papier recyclé ? Non. Merde, j’ai fauté. Ça y est, je suis en complète contradiction avec mes convictions précédentes.

Et bah non, je ne crois pas. Tout comme je fais de mon mieux au quotidien pour allier mon mode de vie à mes convictions éthiques de développement durable et de respect de la vie, je crois que l’envie de faire mieux et d’être meilleure ne doit pas être l’occasion d’une lapidation verbale (selon les critères des bien-pensants).

Qu’est-ce que c’est que ce jugement à la con ? Cette intransigeance ? Et surtout, de quel droit ?

Les non-végétariens du style et leurs raccourcis faciles s’efforcent-ils eux aussi d’être aussi irréprochables qu’ils nous le demandent ? Pour que je puisse parler de mes convictions sans risquer la flopée de remarques assassines ? Allô ! La critique me paraîtrait 15 000 fois plus pertinente et fondée venant d’un végétalien qui force réellement mon admiration. Du coup, les auteurs des remarques de départ ne me semblent pas moins hypocrites que ceux qu’ils dénoncent…

Bref, pour la cause animale, je suis le même raisonnement.

Une végétarienne peut aimer les sacs en cuir. Tout comme un non-végétarien peut aimer les animaux (genre son chien, son lapin, son cochon) même s’ils en mangent. Parce que oui, si j’en crois les remarques qui m’ont inspirée ce billet, dans la même logique on arriverait à : comment peux-tu dire aimer les bêtes toi qui participe à la vivisection en utilisant des médicaments testés sur les animaux, aux abattages cruels en mangeant des tranches de jambon de porcs qui n’ont jamais pu se coucher dans leurs enclos, etc.
Ah bah oui, tu manges de la viande donc tu assumes tout. Tes pêchés sont forcément moins scandaleux puisque tu ne prétends pas être ce que tu n’es pas, et tu ne te gargarises pas d’un choix de consommation différent comme le font ces foutus végétariens. Tu es moins hypocrite que le végétarien qui porte du cuir mais s’efforce au quotidien de lutter contre la cruauté et la barbarie contre les bêtes : abandons, maltraitances, sacrifices, fourrure…

Je me dis que tu peux porter du cuir et t’insurger contre la fourrure. Ce n’est pas antinomique, et c’est surtout une prise de conscience évolutive. Tout est lié au fonctionnement des industries aujourd’hui et la manière dont c’est fait, pas vraiment le fond. Ou tout du moins, chacun est libre de placer le curseur où il le veut, ce même curseur qui avance ou fait marche arrière au cours de notre vie.

Au passage, les mignons petits ratons d’amour, c’est ce qui te sert de capuche (ou de manteau).

Si mon sac est fait de la peau des bêtes utilisées pour nourrir les non-végétariens, où est le problème ? Je n’ai pas participé à la mort d’une bête, j’ai profité des restes. La réflexion peut être là, même si elle a ses limites. Alors que pour le cuir de serpent, la fourrure & co, c’est autre chose. Entre utopie & réalité…

J’ai des convictions et je me considère même comme très fermée sur le sujet – mais je me soigne – quand on me lance sur le droit des animaux. Ça m’insupporte au plus haut point que des gens y soient insensibles et trouvent ça neuneu, enfantin etc. L’être humain est doué d’une conscience et devrait l’utiliser à rendre le monde meilleur, pas à le détruire inlassablement comme c’est le cas. Une vie, ça se respecte et puis c’est tout.

Mais je ne suis pas parfaite, et je ne prétends pas l’être. Et je dois dire aussi qu’il y a un fond de vérité dans tout ce débat – sans fin qui m’exaspère –  si chaque vie se respecte alors celle de ton sac en cuir n’est pas moins/plus importante que celle de ton steak.

Je ne force personne à monter sur le même cheval de bataille que moi, je ne pousse personne à choisir le végétarisme absolument même si je considère qu’il est bénéfique, parce que tout réside uniquement dans le respect de la vie. Et c’est tout ce que je demande. L’homme doit se nourrir et compagnie, j’ai compris le message mais qu’est-ce qu’il l’oblige à le faire dans la souffrance ?

Ah pardon, je n’ai pas le droit de poser cette question-là, je défends les animaux quand ça me chante mais je ne suis qu’une consommatrice immorale parmi tant d’autres. (sic) Disons que pour 1 action contradictoire, on ne retiendra pas les 99 autres qui vont pourtant dans le bon sens…
Mais en attendant, à mon échelle, j’oeuvre peut-être plus que pas mal d’autres pour la cause qui m’est chère (quoi qu’on en dise) et je crois que ça légitime tout de même mes prises de position et mes coups de gueule (contre tout ça et peut être aussi contre moi-même).

[Merde.]

.

12 comments to Végétarien, sois irréprochable sinon rien

  • Tu sais, je pense surtout qu’il est très facile de chercher des failles dans le comportement d’autrui lorsqu’on craint, consciemment ou non, que ce même autrui nous juge au regard de ce que l’on sait, profondément, n’être pas ‘bien’. Depuis que je suis devenue végane, une part importante de mon entourage n’a eu de cesse de chercher à me coincer, à pointer les brèches de mon comportement, et à mettre le doigt là où ils sentent que cela peut faire mal… tout ceci, en ne cessant eux-mêmes de justifier leurs pratiques, alors que je ne me suis jamais permise de porter le moindre jugement sur leurs choix, mais bien parce qu’ils se sentent pris en défaut. Il ne faut pas oublier que la meilleure défense reste l’attaque…

    J’ajouterai que faire le choix de ne pas manger d’animaux et de ne pas faire souffrir d’autres êtres vivants est un choix qui peut sembler absolu mais qui n’en reste pas moins ancré dans une réalité qui, souvent, restreint grandement nos choix. Peut-on être vg et prendre des médicaments testés sur les animaux ? Peut-on s’opposer contre l’exploitation humaine et pour autant porter des vêtements à petits prix importés ? Vaut-il mieux opter pour les chaussures en cuir – en peau de bête – ou bien des chaussures en plastique – le travail d’hommes et d’enfants exploités ?…

    Bref, en commençant à s’aventurer dans les considérations qui nous portent à revisiter notre jugement sur la société de consommation, on se heurte vite à de lourds dilemmes qui font qu’il semble difficile parfois de mettre nos ambitions en pratique.
    Ce qu’il faut retenir surtout, de tout cela, c’est que l’être parfait n’existe pas. Le végétarien, le végétalien, le végane parfaits sont des idéaux de la pensée, et c’est ainsi qu’il faut les voir et mettre en pratique nos convictions : comme des asymptotes, des visées vers lesquelles tendre, et peu importe ce que certains esprits trouveront à y redire – peut-être faudra-t-il leur rappeler que, sur la route de nos idéaux, nous sommes en bien meilleur cheminement qu’eux.

    • Virginie | Paws & Shoes

      Comme toujours, merci 1000 fois pour ton commentaire !

      Les 3/4 du temps, je remarque qu’on pose tout de suite les végétariens-végétaliens comme des activistes pro-animaux complètement bornés qui préfèrent justement défendre la vie animale que la vie humaine, sans plus de nuances. En gros : c’est bien joli de penser aux animaux abandonnés et aux abattoirs mais tous les enfants qui meurent de la famine, tu crois pas que c’est pas pire ? Combien de fois je l’ai entendu…
      Si j’achète du cuir, on me reprochera une certaine hypocrisie. Si j’achète du bas de gamme fabriqué par des enfants, on me reprochera mon manque d’humanité.
      Alors quoi, bien que j’essaye de mieux faire, j’aurais toujours tort, n’est-ce pas ?!

      […]sur la route de nos idéaux, nous sommes en bien meilleur cheminement qu’eux.

      Je ne peux qu’applaudir ta conclusion, l’expression parfaite de ce que je ressens.

  • Ahhh Antigone est passée avant moi, haha ! Je ne réécris donc pas ce qu’elle vient de dire puisqu’elle l’a très bien dit.

    En tout cas, j’ai vraiment l’impression que chercher les failles des autres (ou parfois, c’est le cas contraire, on met l’autre sur un piédestal, en faisant un héro que l’on ne peut pas être) est une façon de ne pas nous remettre en question nous-même. Ce serait une sorte d’auto-protection face au changement. C’est très commun, néanmoins, il est nécessaire de réussir à passer au dessus de ce processus pour évoluer d’une manière positive.

    Et lorsque l’on est la « victime » de ces « accusations » de « non-perfection », ma foi, si l’on est en accord avec nous-même, ça peut être vraiment fatiguant, mais pas plus… Effectivement, nous faisons de notre mieux mais ne sommes pas parfaits, nous évoluons encore chaque jour et espérons faire mieux demain. Au moins, nous essayons.

    J’en profite pour citer quelques lectures sur le cuir qui pourraient t’intéresser. Petit article de la PETA avec Stella McCartney : http://action.petafrance.com/ea-action/action?ea.client.id=45&ea.campaign.id=12791 ; un autre article qui casse les mythes autour du cuir : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/03/23/2001877_tout-savoir-sur-le-cuir.html

    • Virginie | Paws & Shoes

      Merci beaucoup pour ces liens que je vais lire avec attention !

      Le mythe du cuir justement, c’est un peu ce qu’on veut y voir je crois. Disons que ça rassure de se dire qu’il s’agit de restes de l’industrie agroalimentaire, même si en effet il s’agit bel et bien d’une industrie comme une autre… et qu’on participe de près ou de loin à la mort de bon nombre de vies animales…

      Finalement, c’est assez difficile d’être en accord avec ses actes et ses convictions parce que l’économie d’aujourd’hui ne te donne pas forcément beaucoup d’autres choix… et puis tu te rends toi-même compte des limites de ton engagement parfois. Ça ne me dérange pas qu’on me mette face à mes contradictions, ça me pousse à me remettre en question et évoluer, mais je trouve insupportable cette volonté perpétuelle de « nous » mettre en défaut, de remettre en cause notre honnêteté intellectuelle qui n’est pourtant qu’animée de bonnes intentions.

  • Je te comprends et je rejoins complètement Antigone XXL sur le fait que les gens nous jugent alors que nous, les végétariens/végétaliens/vegan, ne nous permettons en général pas de critiquer leur mode de vie. Cependant, pour une cause qui nous est si chère, nous nous aventurons parfois sur le sujet pour essayer de faire évoluer les mentalités. Ce retour presque systématiquement mauvais et critique du « tu ne fais pas ci ou ça comme il faut », « le cri de la carotte » ou autres choses du genre, est vraiment désolant. Je dirais également comme Antigone XXL qu’au moins nous essayons de faire des efforts pour être en accord avec nos convictions et à notre rythme aussi. Nous poussons la réflexion un peu plus loin que la majorité des gens et ne restons pas dans ce qu’on nous a toujours inculqué : ‘il faut manger de la viande et boire du lait pour être en bonne santé, ne réfléchissons pas plus loin et mettons nous des œillères !’.
    Bonne soirée !

    • Virginie | Paws & Shoes

      C’est exactement ça ! Combien de fois j’ai le droit aux cris des carottes, à la loi de la nature qui fait que le lion mange les gazelles (oui et ?), etc. On confond tout.
      Et ce qui est dingue, c’est que ce sont ceux qui nous considèrent comme des « activistes » qui font preuve du moins d’ouverture d’esprit. Usant !

  • « Si mon sac est fait de la peau des bêtes utilisées pour nourrir les non-végétariens, où est le problème ? Je n’ai pas participer à la mort d’une bête, j’ai profité des restes. Ma logique est là. »
    Je pensais un peu comme toi, me disant que le fait d’acheter du cuir ne rajoutait pas de la souffrance animale. Cela dit, je viens de regarder les liens de Mlle Pigut et j’ai été choquée par les images de la vidéo mais je préfère tout de même savoir et me remettre en question. J’étais déjà sur la voie mais tout ceci me conforte dans l’idée qu’il ne faut plus acheter de cuir, d’autant plus que, comme le dit Stella Mac Cartney, l’offre est suffisamment importante désormais pour pouvoir se tourner vers autre chose (et on trouve des belles qualités de simili-cuir d’ailleurs, récemment j’ai été bluffée par l’illusion, contrairement à avant où on ne risquait pas de s’y méprendre).

    • Virginie | Paws & Shoes

      Oui il y a eu beaucoup de progrès là-dessus. C’est comme pour la fourrure ! Avant, les fausses faisaient très cheap mais aujourd’hui c’est à s’y méprendre alors mis à part se la raconter et vouloir crier sur les toits qu’on a payé son manteau je ne sais combien d’euros, il n’y a aucune raison de privilégier encore les vrais pelages d’animaux aujourd’hui.

      Pour l’industrie du cuir, c’est la course au profit et le manque d’humanité de l’homme qui en a fait quelque chose de si barbare. Par exemple, je n’aime pas l’idée qu’une bête soit tuée et que sa viande, sa peau etc soient gaspillés. C’est pour moi intolérable. Quand je vois les barquettes de viande périmées jetées par les supermarchés, je me dis que les bêtes sont mortes pour rien. Pour leur peau, et donc le cuir, c’est pareil. Au fond, je trouverai ça irrespectueux de ne pas l’utiliser, histoire de « compenser » le mal déjà fait. C’est le jour où l’homme a décidé d’en faire une industrie très lucrative en abattant des milliers et des milliers d’animaux que l’on a basculé du côté obscur… =/

      J’sais pas si je suis très claire mais c’est un peu tout ça qui me révolte.
      Merci beaucoup pour tes messages en tout cas, signe que je ne suis pas la seule à me sentir aussi critique que critiquée ;).

  • Coucou,
    Alors moi je ne suis pas vraiment d’accord avec toi…
    Je ne comprend pas quand tu dis que vous « utilisez les restes » le reste donc la peau de la bête qui a été tuée pour en faire de la viande. Mais dans ce cas-là on pourrait dire la même chose pour les non végétarien « les bêtes sont tuées pour leur peau ET pour leur viande, donc autant en utiliser le maximum et manger la viande. »
    Je suis peut-être bête mais je ne comprend toujours pas comment des végétariens peuvent militer contre les conditions d’abattage des animaux tout en portant du cuir. C’est aller absolument contre leur réflexion. Au contraire je trouverai ça encore plus hypocrite de ne pas vouloir manger de viande alors que nous sommes omnivore, mais de s’acheter des sacs en cuir alors qu’ils pourraient très bien s’en passer, ce n’est pas un besoin vital.

    Attention je ne condamne pas TOUS les végétariens mais uniquement ceux qui s’offusquent de la souffrance des animaux lorsqu’ils sont abbatus.
    Bizs Sandra

    • Virginie | Paws & Shoes

      Coucou ! Je comprends ton point de vue et je comprends aussi combien certains aspects peuvent paraître contradictoires. Il y a plusieurs choses à prendre en compte :
      > Selon moi le fait d’être omnivore n’implique pas obligatoirement de manger de la viande, c’est donc loin d’être vital et plus à l’appréciation de chacun. Et donc, effectivement pas plus vital qu’un sac.
      > Je suis végétarienne mais je n’oblige pas tout le monde à l’être… Je ne milite pas contre l’abattage mais les façons dans lesquelles il est effectué : des porcs en batteries qui ne voient jamais la lumière du jour, des vaches dont les pattes se brisent sous leur poids ou pendant les transports, des potentiels de vie tués dès leur premiers jours (cochon de lait), des bêtes qui souffrent… C’est tout ça que je condamne.
      > Dans ma logique, l’industrie du cuir existe parce qu’il y a l’industrie de la viande et non le contraire, d’où « les restes ».
      Finalement, je fais partie des végétariens qui s’offusquent de la souffrance des animaux parce que je pense qu’on pourrait les abattre avec plus d’humanité et moins d’indifférence ou de cruauté.
      Ça mettrait fin à bon nombre de débats sur la question ;).

  • Amy

    Sauf que le cuir à pas cher qu’on trouve en magasins provient le plus souvent de vaches indiennes sacrifiées pour leur cuir *uniquement*, et dans des conditions évidemment abominables. (cf Earthlings)
    Ceci étant dit à titre d’information, dans une optique de partage et non de critique (c’est une info que j’aurais aimé avoir avant, j’aurais renoncé au cuir plus tôt – idem pour la présure et ce genre de choses). Je suis d’ailleurs tout à fait d’accord avec votre billet.
    Je ne réponds plus aux arguments portant sur la cohérence de mes actions. Les « carnivores » savent très bien qu’ils ont tort, c’est juste une façon de nous laisser nous embourber dans des explications compliquées… (comme l’hilarant « et comment sais-tu que les plantes ne souffrent pas ? »)

    Tant que j’y suis, une remarque de mon compagnon, végé aussi : quand tu portes de la fausse fourrure dans la rue, tu fais la promotion de la fourrure et la rends acceptable et banale. J’ai eu beau retourner le problème dans tous les sens, j’ai du mal à y opposer un argument (à part « oui mais rien ne prouve que de voir de la fausse fourrure partout fasse aussi vendre plus de fourrure »… mais rien ne prouve le contraire non plus, non ?). Ah, la vie d’un végéta*ien est complexe. C’est bien, ça stimule nos petits cerveaux, et on reste vigilants ;)

    • Virginie | Paws & Shoes

      Merci pour ce commentaire plein de bon sens ! :)
      Je vois que les carottes qui crient, et les plantes qui souffrent est une remarque commune envers tous les végétariens qui ont à coeur la cause animale…
      Je me dis souvent que je pense trop à tout ça et que je remue un peu trop de trucs à savoir si je suis en contradiction entre mes actes, mes paroles, mes convictions… et puis finalement, je me dis que dans le monde d’aujourd’hui, les moindres petites choses faites au quotidien pour faire avancer les choses valent mieux que rien du tout ! Mon compagnon n’est pas végétarien mais je crois que ça lui parle de plus en plus à force, alors c’est une bonne chose :).
      Pour la fourrure, je me suis déjà posée la question… puisqu’en effet, en voir partout rend ça banal… sans que les gens sachent qu’il s’agisse de la fausse ou non.
      Comme tu le dis, nous avons des vies bien complexes, mais c’est toujours mieux de se remettre en cause plutôt que de se contente d’être des imbéciles heureux ^^.

Leave a Reply

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>