Mes thrillers de l’été

Qui dit « été » dit généralement « vacances » : temps pour soi, farniente, bouquinages. Bien que mes mini-vacances en Italie n’aient pas été de tout repos, j’ai trouvé le temps de lire deux des bouquins que je m’étais achetés pour passer l’été. Remarque, quand on voit le temps qu’on a eu cette année… il y a eu bon nombre de journées passées à cocooner chez soi pour éviter la pluie… et c’est ce que j’ai fait. Généralement, quand je commence un livre, je sais tout de suite si je vais accrocher au non. Il m’est arrivé de tomber sur des bouquins très longs au démarrage mais où je ne lâchais rien parce que je me doutais bien que tout allait s’accélérer par la suite. Ici, le problème ne se pose pas, l’intrigue est toute de suite en place.

Je suis une fan des thrillers (mais je ne lis pas que ça, loin de là). Et finalement, j’ai pris (sans trop y faire attention) deux histoires d’amour avec comme points communs : l’amour et le doute. On est d’accord, ce sont deux grands thèmes des thrillers en général donc rien d’étonnant à première vue mais disons que je suis restée dans le ton ! L’intrigue est pourtant complètement différente pour chacune d’elle mais à chaque fois : une héroïne, sa vie sentimentale, des changements brutaux, le doute (sur soi ou sur l’autre)… Voici donc mes impressions sur ces deux thrillers qui m’ont accompagnée cet été !

# Fête fatale, William Katz

« Connaissez-vous vraiment la personne qui partage votre vie ? Pour les quarante ans de Marty, son mari, Samantha décide de lui préparer en secret une fête. Elle se lance alors à la recherche de ses amis d’enfance et réalise avec stupeur que tout ce que son mari lui a raconté sur son passé semble n’avoir jamais existé. Perturbée, Samantha se sent de plus en plus en danger en compagnie de Marty. Qui est-il vraiment et quels terribles secrets tente-t-il de cacher ? Samantha tente, seule d’abord puis avec l’aide de la police, de résoudre l’énigme… »

Dès la première page du livre, on est renseigné sur ce que cache le mari de Samantha. Ce que l’on ne sait pas – et qu’on verra au fur et à mesure du livre – c’est ce que Samantha va découvrir, ce qu’elle va en penser et jusqu’à quel point ça va peut-être impacter son existence. Parce que son mari, elle l’aime, et cette histoire, c’est surtout son monde qui s’écroule, la terre qui se dérobe sous ses pieds. Comme tout thriller du genre, je le trouve bien écrit et j’ai bel et bien mordu à l’hameçon puisque je l’ai lu en 2 jours. Néanmoins, les recherches de Samantha peuvent paraître un peu longues au début… rappelons-nous quand même que lire, c’est prendre le temps, et qu’il ne faut pas non plus être pressé de tomber dans l’action directement.

 Note globale : 3,5/5

# Robe de marié, Pierre Lemaître

« Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite, elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… L’ombre de Hitchcock et de Brian de Palma plane sur ce thriller diabolique. »

Sur le 4e de couverture, on lit aussi la critique suivante : « Une fable cruelle et amorale sur le harcèlement et la vengeance. » Dès lors, on sait déjà que l’histoire tournera autour d’un harceleur et d’une harcelée, Sophie en l’occurrence dès le début (pas d’inquiétude, je ne spoile donc rien du tout). Et si tu as fait attention petit scarabée, il est écrit « robe de marié » et non de « mariée ». On ne comprend ce jeu de mots que dans les dernières pages du livre.  Le petit plus du bouquin, c’est qu’il est écrit en plusieurs parties : du point de vue de la harcelée et du point de vue du harceleur. Une écriture qui permet de faire le lien entre toutes les péripéties et petits détails qu’on lit de l’histoire de Sophie. Au final, on ressort un peu changé de ce bouquin, en se disant « et si ça m’arrivait à moi ?! » Combien de fois on cherche un objet qu’on n’a pas remis à la place habituelle ? Sombrer dans la folie apparaît comme un danger quotidien, une épée de Damoclès qu’on balade au-dessus de sa tête. Robe de marié, c’est une inquiétude, un malaise ambiant… jusqu’à la découverte de la vérité. Une vérité qui fait bien flipper.

Note globale : 4/5

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